Affichage des articles dont le libellé est ZAD. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ZAD. Afficher tous les articles

lundi 26 septembre 2022

Pyrénées-Orientales : Ils marchent contre la bétonisation du département


Publié le

Les manifestants, venus du département et d’ailleurs, se sont retrouvés ce samedi matin sur le pont du Diable, à Céret.

Ce samedi matin, était organisée à Céret une « grande marche citoyenne pour la protection des terres et du vivant », à l’appel de Bien vivre en Vallespir et coorganisée par Viure, une coordination d’associations départementales engagées pour l’environnement.

Plus de 30 associations du département ont participé à la manifestation, rejointes par quelques-unes de l’autre côté de la frontière.

« Nous menons aujourd’hui une résistance avec la coordination départementale de Viure, riche de toutes ses composantes, associations, mouvements, citoyens responsables et nos amis de la confédération paysanne qui travaillent pour nous nourrir, explique Daniel Bouix, le porte-parole. Elle est axée sur la protection des terres agricoles ou naturelles et la lutte contre le changement climatique. Le béton envahit notre territoire avec une frénésie dont nos élus sont complices et acteurs. Nous refusons et refuserons jusqu’au bout ce massacre organisé de notre Terre pour satisfaire l’appétit de quelques-uns. Il n’y a pas de planète B ».

"Préservons nos terres agricoles"

Dans le collimateur des manifestants, tous les projets d’étalement urbain du département, « lotissements, zones commerciales, ponts, routes et rocades, usine à bitume, opérations immobilières de luxe, golf, extension de quai », tout ce qui induirait en fait « une bétonisation, une destruction de zones naturelles ou agricoles, engendrerait du trafic ou accentuerait le manque d’eau ».

Une banderole indiquant « Qui sème le béton aura bientôt la dalle » a été suspendue sur le pont de l’ancienne voie ferrée par des activistes d’Extinction rébellion. Une autre accrochée sur le pont du diable disant « Préservons nos terres agricoles ».

Environ 450 personnes ont marché à travers Céret, avec pour consigne de n’occuper qu’un sens de circulation, le tout encadré par un dispositif policier. Le site du pont du Diable a été choisi comme lieu symbolique de départ, en rapport avec le projet du 4e pont de Céret qui a fortement cristallisé les contestations ces derniers mois.

Les manifestants ont arpenté le centre-ville jusqu’à la sous-préfecture et la mairie afin d’y déposer des motions. Avant de faire un pique-nique sous les marronniers près de la salle de l’Union.

La démonstration de force semble avoir satisfait les organisateurs « ne s’attendant pas à voir autant de monde ». Au prix toutefois d’embouteillages qui se sont formés avec plus de 2,5 km de voitures à l’arrêt entre Saint-Jean-Pla-de-Corts et le pont du Diable.

Éric Plouvin

 

dimanche 31 juillet 2022

Bilan de l'action Pablo Casals. Nous continuerons !




La Terre C'est Nos Oignons communique :

Bilan de l'action Pablo Casals. 

Nous continuerons !

Ce vendredi 29 juillet, près d’une centaine de personnes ont bloqué la route départementale menant de Prades (66) à l’Abbaye de St Michel de Cuxa afin de retarder le concert d’ouverture du festival de musique de chambre Pablo Casals, événement inaugural où se pressent chaque année de façon quasi-rituelle représentants de l’Etat, élus de tous horizons et autres notables du pays.

Pour les manifestant.e.s, il s’agissait de dénoncer l’artificialisation des terres agricoles dans le département des Pyrénées Orientales et au-delà, puis de faire savoir à celles et ceux qui prétendent décider à la place des habitant.e.s que nous ne les laisserons pas mener en toute tranquillité leur entreprise de bétonisation du territoire.

Malgré les tentatives d’intimidation d’une force gendarmesque grossissant au fil des minutes, les femmes, hommes et enfants qui ont participé à ce blocage ont jusqu’au bout conservé leur bonne humeur et leur détermination.

__________________


Ci-dessous le communiqué public rédigé pour l’occasion :

Communiqué de presse action « Pablo Casals »

29 juillet 2022 près de l’Abbaye St Michel de Cuxa (66)


Stop au béton, la terre brûle


Un jour, les musiciens ne joueront que sur un tas de cendres.

 
Face à l’ampleur des dégâts causés par la bétonisation des terres agricoles et la destruction des espaces naturels, pour répondre encore et encore aux injonctions d’une croissance sans limites, des habitant.e.s des Pyrénées Orientales ont décidé de retarder pour quelques instants le concert d’ouverture du festival national de musique de chambre Pablo Casals.

Objectif : exiger des élu.e.s, fonctionnaires, politiques et aménageurs du département venus (ou pas) assister à cette première de stopper tous les projets inutiles et imposés qui poursuivent une idéologie de développement à tout prix : routes, ponts, ports, entrepôts logistiques, centres commerciaux, lotissements…

Ils se multiplient frénétiquement, en ne prenant en compte ni la réalité climatique, ni l’état des ressources naturelles, ni notre souveraineté alimentaire, ni même les aspirations
des habitant.e.s.

Nous sommes navrés d’avoir perturbé cet évènement culturel de haute volée, si important pour les Catalans.

Toutefois, nos excuses n’iront que vers le public de simples citoyen.ne.s, les musicien.ne.s et les organisateurs.

En effet, les responsables restent celles et ceux qui acceptent, voire encouragent, l’artificialisation des terres, alors même que la Loi Climat votée en 2021 l’interdit.
Ces responsables sont maires, conseillers municipaux, conseillers départementaux, conseillers régionaux, préfets, anciens ministres, promoteurs immobiliers, chefs du BTP, architectes, urbanistes et aménageurs de tous poils…
Tous ne le sont pas. Mais ceux qui le sont se reconnaîtront en ces lignes.

L’avenir des terres vaut bien quelques minutes volées à Dvorak et Tchaïkovsky.

jeudi 28 avril 2022

ALERTE DANS LES P-O !

 ALERTE DANS LES P-O !

Lotissements, zones commerciales, parcs éoliens et photovoltaïques,
infrastructures routières et portuaires, projet de golf…

A l’appel du Collectif Els Brulls Terres Agricoles et de l’association
La Terre C’est Nos Oignons, !


STOP à la destruction des terres agricoles et des espaces naturels dans
le Conflent

RÉUNION PUBLIQUE SAMEDI 7 MAI 2022 - 17h00

ATELIER DE L’ENTONNOIR - PRADES

Projection d’un court-métrage discussion + plan d’action

Maintenant on décide et on agit!

avec le soutien du collectif Codal’Terre et de la coordination
départementale VIURE 

 


 

vendredi 11 mars 2022

Communiqué de Viure pour la défense des terres agricoles dans les Pyrénées Orientales

 

Communiqué VIURE

ALERTE 

A LA BETONISATION 

DES TERRES AGRICOLES

ET DES ESPACES NATURELS 

DANS LES PYRENEES ORIENTALES

 

A tous nos concitoyens du département,

Alors que les discours officiels appellent à stopper l’artificialisation des espaces naturels et agricoles en France ( Loi Climat et résilience, votée le 21 aout 2021 par l’Assemblée nationale), nous constatons, au contraire, que celle-ci progresse très rapidement dans notre département. Infrastructures routières ou portuaires, zones commerciales et d’activité économique, lotissements, parcs éoliens et photovoltaïque se multiplient de manière inquiétante sur tout le territoire.

A Céret, le conseil départemental soutient "quoi qu’il en coûte " (plus de 33 millions d'euros) et à grand renfort de communication et de pression la construction d'un viaduc sur le Tech qui sera le prétexte d'une urbanisation massive (plus 3000 habitants et près de 500 logements) et d'un vieux projet mégalo de golf à 18 trous. Le tout sur des terres fertiles et dans un environnement encore préservé.

A Montesquieu les Albères, 1200 habitants, on déplore un projet de 80 villas à flanc de montagne et en bordure d'une zone Natura 2000 qui perturbera les espèces animales et le réseau de veines hydrauliques, dans un contexte de sécheresse récurrente.


A Sorède, la mairie lance précipitamment une enquête publique afin de créer une ZAC sur 5 hectares de terres agricoles avec le soutien actif de la préfecture. Ce projet met en péril plusieurs espèces nicheuses patrimoniales.Un autre projet veut imposer un "eco quartier" qui en fait détruira des jardins familiaux existants.


A Argelès, la mairie envisage l’extension du port avec 250 anneaux supplémentaires, la construction de 450 maisons sur une chênaie presque centenaire et déjà partiellement détruite, une nouvelle ZAC ainsi que des opérations sur une zone humide. Ces aménagements sont démesurés par rapport à la croissance démographique (+1300 habitants en 10 ans et 64% de résidences secondaires).


A Port Vendres, la mairie encore une fois, envisage d’ouvrir à la construction tout un secteur proche du rivage (les Tamarins et le pont de l’amour) en totale contradiction avec la loi Littoral. 


 A Villeneuve de la Raho, en pleine zone sèche, la municipalité autorise l'aménagement d'un golf et à l'urbanisation des alentours.


A Thuir, une nouvelle zone commerciale super U a été construite sur un espace naturel, alors que la ville comptait déjà 4 enseignes de supermarché.


Dans tout le Conflent, on ne compte plus les projets immobiliers sur les meilleures terres agricoles de la plaine de Vinça, et tout autour de Prades comme à Codalet. Ces projets incluent systématiquement des piscines individuelles qui font pression sur la nappe phréatique profonde.


A Marquixanes, le Préfet donne finalement un avis favorable à une déviation coûteuse (30 millions d’euros) et contestée, en dépit de la liaison ferroviaire et d’alternatives plus sobres tel que le réaménagement de la route.


En Cerdagne, l’étalement urbain menace le plateau et des zones Natura 2000 à des fins de tourisme de masse. Plusieurs projets sont actuellement attaqués au tribunal par des associations locales.


Dans les Fenouillèdes, des éoliennes industrielles sont déjà installées dans un parc naturel au mépris de la faune aviaire, du patrimoine bâti, du paysager ainsi que du bien-être des habitants. Un projet de parc photovoltaïque de 15 ha sur un espace naturel a été freiné grâce aux nombreuses oppositions, mais rien n’est définitivement acquis et le combat continue.

La plaine de Rivesaltes, déjà bien défigurée par de nombreux hangars d'activité, accueille bientôt une nouvelle infrastructure Amazon que même les habitants du Gard n’ont pas voulue.


A cette urbanisation frénétique soutenue par certains élus et hauts fonctionnaires, s'ajoute le
projet de la future ligne TGV entre Montpellier et Perpignan, qui, pour gagner 1 heure de trajet, créera une balafre supplémentaire dans l'un des paysages les plus beaux de France.

La liste n’est pas exhaustive. Partout, sur les bords de route, vous voyez chaque jour de nouveaux panneaux publicitaires pour des programmes immobiliers inscrits dans des décors champêtres en réalité voués à être détruits.

Tous ces projets sont l’objet de PLUi (Plan local d’urbanisation intercommunal). Il s’agit de documents très complexes élaborés par quelques professionnels experts et validés par des élus sans réelle connaissance technique. Ce manque de transparence et d’accessibilité empêche tout débat de fond entre citoyens sur la pertinence des projets et soulève au final des résistances. D’autant plus que les consultations citoyennes ne sont pas prises en compte.

Les espaces naturels et les terres agricoles destinés à la destruction sont pourtant très précieux. Réservoirs de la biodiversité, ils garantissent nos futures ressources alimentaires. De plus, l’urbanisation entraine de nouvelles consommations d’eau alors que cette ressource est dramatiquement en baisse dans notre département qui entre dans sa deuxième année consécutive de sécheresse. De nombreux villages ont subi des coupures d’eau.

La politique urbaine des PO est une frénésie de chantiers sur tout le territoire, inspirée par une idéologie passéiste qui ne correspond ni aux nouvelles conditions climatiques, ni aux aspirations des habitants.

C’est pourquoi nous, associations et collectifs du département, nous vous engageons, vous nos concitoyens, à vous informer dans vos villages, à alerter et à rallier les groupes locaux qui résistent à ces chantiers afin que nous constituions un mouvement d’ampleur départementale et une force de propositions alternatives.

Nous vous enjoignons, vous les élus, à bien réfléchir à ce qui vous anime lorsque vous décidez de bétonner. Quels intérêts économiques particuliers soutenez-vous ? Quelle trace voulez-vous laisser sur le paysage et dans la mémoire collective ? Si certains d’entre vous ont déjà pris conscience des évolutions sociétales et climatiques qui font que de plus en plus de citoyens désirent être les acteurs de leur environnement proche, les autres devront l’être dans les années à venir.

« Le territoire français est le patrimoine commun de la nation » L 110 du code de l’urbanisme 


Texte signé par la coordination VIURE : ASPAHR, Alternatiba, Argelès nature environnement, Albères terres vivantes, ATTAC, Bien vivre en Vallespir, Bien vivre en Pyrenées catalanes, Citoyens pour le climat66, collectif antiogm66, Codal’Terre, Collectif El Brulls terres agricoles (CEBTA), la Confédération paysanne, EnCommun66, Greenpeace Narbonne, Groupe national de surveillance des arbres (GNSA), La terre c’est nos oignons, Le Pacte de transition, Solidaires66, association pour la Sauvegarde de l’environnement du Tech et des Albères (SETA), SOS Nature Fenouillèdes

 

vendredi 29 octobre 2021


 

FORUM POPULAIRE : 

TOUS À PRADES 

LE 6 NOVEMBRE !


STOP À LA DESTRUCTION DES TERRES AGRICOLES !


FORUM POPULAIRE
SAMEDI 6 NOVEMBRE


Place du Marché, Prades

10h30 : prises de paroles et échanges avec des collectifs et organisations locales
12h30 : marches des casseroles vers Codalet
Musiques et repas partagé sur site


Partout sur le territoire émergent des projets de lotissements dont nous, habitants du pays, voulons questionner la pertinence. 


À Codalet, Catllar, Los Masos, Prades, Ria, Fillols, Vernet-les-Bains… des terres agricoles sont menacées de destruction au nom d’une politique d’urbanisation déconnectée des enjeux réels de notre époque, menée sans la moindre concertation et servant en premier lieu les intérêts des promoteurs immobiliers et autres spéculateurs.

Qui en est informé ? Qui décide ? Au bénéfice de qui ?

Un forum populaire, c’est une petite expérience de démocratie vivante où chacun et chacune est invité à débattre de sujets qui nous concernent. 


Ce forum du 6 novembre, c’est l’occasion de s’informer et de discuter des projets d’urbanisation sur notre territoire, puisqu’élus, collectivités locales et institutions rechignent à en faire une question publique.


Réfléchissons collectivement et agissons pour préserver les terres nourricières, en Conflent et ailleurs.


Faisons barrage 

à l’artificialisation galopante 

de nos meilleures terres !

Refusons leur destruction irréversible.

Rien n’est joué d’avance ! 

Rien ne se fera sans nous !

Tous à Prades le
samedi 6 novembre !


A l’appel du Collectif Els Brulls Terres Agricoles et de l’association La Terre C’est Nos Oignons, avec le soutien du collectif Codal’Terre, Bien Vivre en Pyrénées catalanes, Bien vivre en Vallespir, Aspahr, Alternatiba66, Greenpeace, Confédération Paysanne, En Commun 66, Frêne 66, Plus Jamais Ça 66, Attac Vallespir, Terres Vivantes, Collectif SETA (Albères), Ligue des droits de l’Homme 66.

 



dimanche 24 octobre 2021

Vers un nouveau dommage paysager, 

à Codalet ?

 

Au pied du Canigou, un espace pastoral menacé par un lotissement


 Dimanche 10 octobre 2021


Le secteur agricole convoité par la mairie de Codalet, Conflent, Pays Catalan © Col·lectif Codal'Terre

___________________

La mairie de Codalet (Conflent) a programmé un lotissement à la sortie du village, vers l’abbaye romane de Saint-Michel de Cuixà. 69% des habitants interrogés sont contre, 88% n’ont pas été informés.

____________________

L’urbanisation sur des zones vierges se poursuit dans les Pyrénées-Orientales, par-dessus les recommandations environnementales et les appartenances politiques des élus. Cerbère, Montesquieu, Argelès, Port-Vendres, comme les Angles en 2019 et Collioure en 2020, sont les communes visées par des projets peu éthiques envers la nature. Codalet, au pied du Canigou, s’ajoute désormais à la liste. La mairie y prévoit un lotissement de 24 maisons sur 8 600 m2 de terres agricoles fertiles, à la sortie du village, vers l’abbaye de Saint-Michel de Cuixà (Xe-XIIe siècle). Cette intention est rendue possible par le passage des terres en zones constructibles, contenu dans le nouveau Plan Local d'Urbanisme intercommunal (PLUI) approuvé en mars par la Communauté de communes Conflent Canigó, présidée jusqu’en mai 2020 par Jean Castex.

La mairie avance tous feux éteints

La population de Codalet n’est pas associée au projet, 76% des foyers n’ont pas été informés, 88% n’ont pas été consultés, selon une enquête au porte à porte effectué en août par le collectif Codal’Terre. Selon cette structure, 68,7% des habitants s’opposent au projet de lotissement, 25,4 ne se prononcent pas, 3% y sont favorables. Le préfet et le sous-préfet sont avertis, une pétition est lancée et les slogans "Des moutons, pas du béton” – “Des légumes, pas du bitume” circulent sur les réseaux sociaux pour mobiliser contre l’extension du périmètre urbain de Codalet.

“Un promoteur immobilier basé à Canet-en-Roussillon a déjà signé un compromis de vente sur une partie des terres visées, dont le prix passerait de 1 euro le m2 à plus d’une quarantaine d’euros”, croit savoir le collectif Codal’Terre, qui est intervenu officiellement en conseil municipal, le 27 août. L’argument du maire, Michel Llanas, repose sur le risque de désertification du village et la nécessité d’augmenter sa population.

Des projets à Ria, Catllar, Vinça et Marquixanes

Cette nouvelle menace sur la nature incarnée par une municipalité intervient après l’adoption par le Parlement, le 24 août dernier, de la Loi Climat, l’un des grands chantiers assumés par Emmanuel Macron. Ce texte aborde le problème de l’artificialisation des sols naturels, évalué à 30 000 hectares chaque année en France. “La rénovation des centres urbains, évoquée dans la Loi Climat notamment, est prioritaire par rapport à l’extension urbaine”, souligne Codal’Terre, qui déplore que les projets de lotissements foisonnent en Conflent. Les communes de Ria, Catllar, Vinça et Marquixanes sont concernées, comme Codalet.

Cri d’alarme contre le bétonnage des villages des Albères
Contre le béton, 5 associations saisissent le maire d’Argelès
“Coup de force” de la mairie de Port-Vendres contre l’environnement
Trois nouvelles lignes électriques THT en projet en Catalogne du Sud

Esteve Valls

 

Source : https://www.la-clau.net/info/15435/vers-un-nouveau-dommage-paysager-a-codalet

mercredi 30 juin 2021

Des terres nourricières vont disparaitre sous le béton !


 
DU BÉTON, TOUJOURS DU BÉTON, ENCORE DU BÉTON !

RÉUNION PUBLIQUE

SPÉCULATION FONCIÈRE
SUR LES TERRES NOURRICIÈRES

UN CAS PARMI D’AUTRES :
PROJET DE PARKING ET DE LOTISSEMENT
À CODALET

VENEZ EN DÉBATTRE LE
LUNDI 5 JUILLET - 19H00
Salle Parraguera à Codalet
(Place du village)

Collectif Els Brulls Terres Agricoles, Confédération Paysanne, Greenpeace, Groupe local Terre de Liens, Nature et Progrès, La Terre C’est Nos Oignons

samedi 8 mai 2021

Participons aux Soulèvements de la Terre

Le Collectif Els Brulls Terres Agricoles (CEBTA) et l’association “La Terre C’est Nos Oignons” ont décidé de soutenir et de rejoindre l’appel à actions lancé par “Les Soulèvements de la Terre” pour la défense des terres agricoles et contre les projets industriels néfastes et d’artificialisation des terres.
 
Nous vous invitons à agir avec nous dans le Conflent lors de prochains rendez-vous auxquels nous appelerons, et à rejoindre également l’appel NATIONAL “Les Soulèvements de la Terre”.
https://lessoulevementsdelaterre.org/
 
Collectif Els Brulls Terres Agricoles & Association La Terre C’est Nos Oignons

 





jeudi 30 juillet 2020

Des collectifs sèment les graines de l’autonomie alimentaire


Par

L’épidémie a fait grossir ou naître des collectifs soucieux de produire sain et local, « de montrer qu’un territoire peut nourrir les gens qui l’habitent ». En Vendée ou dans la Drôme, certains se préparent à affronter, demain, des ruptures dans la chaîne agroalimentaire.

 ______________________


«Ne pas nous remettre dans le système qui nous a conduits à cette situation. » Dans les Deux-Sèvres, Kévin Certenais explique combien l’épidémie a accéléré la démarche de son collectif, Bocage a la patate. « Pendant le confinement, nous nous sommes dit qu’à la sortie, ça allait être rude, qu’on aurait besoin de faire des choses ensemble. » Alors, avec d’autres membres de son collectif né il y a deux ans, en soutien à Notre-Dame-des-Landes, ils se sont mis à planter des patates sur des parcelles récupérées auprès de trois petites communes (Cerizay, Le Pin, Combrand). L’idée ? Planter et récolter ensemble, mais aussi décider de la distribution. Et éviter ainsi l’image stigmatisante du pauvre assisté.

Ils sont loin d’être les seuls : ici et là, de nombreux collectifs, créés peu avant la crise, ont accéléré leurs réflexions et leurs démarches. Constitués le plus souvent autour d’un noyau dur d’une quinzaine de personnes, ils cherchent en ce moment des terrains, commencent à semer et cogitent sérieusement sur l’« après ». Traversés par la perspective d’une chute brutale de pouvoir d’achat et le risque d’une rupture d’approvisionnement alimentaire, ils font, à l’échelle locale, le choix de l’auto-organisation pour assurer une alimentation saine sur leur territoire.

Paysan en cours d’installation, Kévin précise : « L’idée n’est pas d’être autonome chacun chez soi, mais de l’être ensemble. » D’ailleurs, autour de Bocage a la patate, qui rassemble une quinzaine de personnes, beaucoup de monde a aidé : la coopérative agricole du coin pour faire le travail du sol préalable à la plantation, les maraîchers voisins pour transmettre du savoir-faire… Le collectif a commencé à mettre les mains dans la terre la semaine dernière. Patates et courges pourront être récoltées à la fin de l’été.



Premier chantier de plantation par le collectif Bocage a la patate, le 16 mai 2020. © Vanessa Le Gourierec



Le projet ne s’arrête pas là. « Ce pourrait être les prémices d’une future caisse locale, avec l’idée d’identifier ce dont on a besoin, de décider nous-mêmes ce que l’on produit, et d’assurer nous-mêmes la distribution, en lien avec des épiceries solidaires par exemple, ou des associations d’aide aux demandeurs d’asile », explique Kévin, également membre de l’association Réseau salariat, qui défend depuis longtemps l’idée d’une « sécurité sociale de l’alimentation ». Expliqué dans ce texte publié dans le Club de Mediapart, ce système permettrait à tout le monde d’avoir accès à une alimentation saine, sur le principe de l’accès universel aux soins médicaux.

Organiser un début d’autonomie alimentaire en parallèle des circuits marchands : telle est aussi l’ambition de Yoann Morice, paysan de Loire-Atlantique et membre du collectif Terres communes. « Le prix des fruits et légumes a commencé à augmenter pendant le confinement, constate-t-il. Pour nous, maraîchers, c’est déjà difficile financièrement. Mais on ne veut pas que les précaires se retrouvent à manger des trucs dégueulasses. L’idée est donc de se réapproprier les terres, de développer les jardins partagés… et de faire en sorte que les populations précaires participent à ce mouvement, un peu à la façon des jardins ouvriers du siècle dernier. »

Le 6 mai dernier, Terres communes publiait un texte en ce sens, où il appelait les mairies « à créer des jardins solidaires en mettant à disposition des terres agricoles, des outils, des semences, des savoir-faire et également en mobilisant les services techniques municipaux ».

De fait, plusieurs collectifs en France travaillent déjà main dans la main avec leur commune. Mais à Chauvé, où Yoann réside, « la mairie est déconnectée de la réalité de l’urgence alimentaire ». Le conseil municipal a reporté à l’an prochain tout travail sur les jardins solidaires. « Or, c’est une question politique ! Il faut que les gens s’emparent de ce sujet. »

Yoann et son père n’ont pas voulu attendre : pendant le confinement, ils ont préparé sur leur ferme, avec du compost, un hectare de prairie permanente pour la rendre cultivable. Depuis, des chantiers ont lieu tous les mercredis, rassemblant une dizaine de personnes. Pommes de terres, courges et artichauts ont été plantés – tout en bio. Plus tard, il y aura peut-être des haricots demi-secs et des choux. Pour la récolte et la distribution, le petit groupe envisage de travailler avec d’autres collectifs de la région, notamment ceux qui sont en lien avec l’accueil des migrants.

« Il était temps de s’y mettre : on est en pleine saison de semis », souligne Yoann, qui espère que le collectif va grossir, et attirer des gens au-delà des rangs militants déjà bien actifs. Mais l’urgence sera tout aussi criante l’année prochaine, et le groupe a l’intention, pour y répondre, d’occuper des terres promises à la bétonisation ou à l’agro-industrie. « Le Covid a révélé une urgence : la précarité sociale est en pleine explosion. À Nantes, la queue devant les points de distribution alimentaire a été multipliée par quatre depuis le début du confinement. »

À quelques 80 kilomètres de là, à Dompierre-sur-Yon (Vendée), un autre collectif qui avait commencé à se mobiliser avant la crise a lui aussi approfondi sa démarche. Formé il y a un an et demi, Un coquelicot entre les dents avait commencé par récupérer une parcelle communale de près de 6 000 m2, où il a planté en novembre un verger, suivant les principes de la permaculture : pommiers, poiriers, pruniers, cerisiers…, avec framboisiers, cassissiers, plantes aromatiques et légumes vivaces intercalés. Du paillage a été disposé au sol afin de conserver le frais et l’humidité, et d’éviter la prolifération d’herbes envahissantes.

Ces dernières semaines, le collectif a réussi à mettre en route un jardin communal solidaire sur une nouvelle parcelle. La mairie a mis à disposition un salarié à mi-temps pour le maraîchage, et des chantiers bénévoles vont s’organiser avec lui pour planter et récolter. « Nous pensons que les plus précaires vont être plus nombreux à l’issue de la crise et nous voulons avoir un coup d’avance en matière de résilience alimentaire : être capables, dans six mois, de leur fournir des produits bios et locaux », explique Marc Lepelletier, un des membres du collectif qui était candidat aux municipales.

« Prêts pour la prochaine crise »

 

Ce nouveau terrain est découpé en deux parties. Sur la première vont être plantés racines et légumes de conservation : pommes de terre, carottes, poireaux, céleris-raves, betteraves. L’autre partie, qui nécessitera plus d’attention et d’arrosage, verra pousser cet été tomates, concombres et autres courgettes. D’ici deux mois et demi, les cultivateurs en herbe pourront faire leurs premières récoltes.

« Nous avons repéré sur la commune d’autres terrains idéaux pour planter des arbres fruitiers », ajoute Fabien Lourenço, autre membre d’Un coquelicot entre les dents. Pour ce cadre de l’industrie robotique, « l’idée est de se mettre en action, et de faire les choses ensemble. Avoir planté 80 arbres a permis de montrer que c’était possible. Plus de la moitié d’entre nous n’avaient jamais planté un arbre ! Maintenant, il s’agit de montrer qu’un territoire peut nourrir les gens qui l’habitent. » 

À Dompierre-sur-Yon, la préoccupation de la résilience alimentaire est allée jusqu’au projet d’inscrire la rupture d’approvisionnement alimentaire comme risque majeur dans le Plan communal de sauvegarde, au même titre que les inondations, les tremblements de terre ou encore les risques technologiques. Ce serait une première en France. Le projet, qui date d’avant l’épidémie, a toutefois été mis entre parenthèses du fait de la suspension des élections municipales.

Penser le coup d’après et se préparer à d’éventuelles ruptures dans la chaîne agroalimentaire, voilà une préoccupation majeure pour les Jardins nourriciers, association créée en 2016 dans la Drôme, et dont les réflexions sont allées bon train pendant le confinement. Avec quatre salariés, cette structure fait du maraîchage sur un total de 12 000 m2 répartis sur plusieurs terrains où les membres de l’association peuvent s’investir bénévolement. L’an dernier, l’association a ainsi permis de produire une centaine de paniers de légumes par semaine.

« Nous sommes maintenant dans l’étape d’après : il faut que nous soyons prêts pour la prochaine crise », explique Olivier Royer, le responsable associatif. Depuis longtemps, les militants du Diois avaient en tête que la région, où la production agricole est surtout tournée vers le vin, n’était pas du tout autonome sur le plan alimentaire. L’épidémie a accéléré la prise de conscience.

L’idée à présent est de construire une régie alimentaire à l’échelle de plusieurs communes, afin de soutenir les producteurs locaux et d’assurer une continuité de repas sains dans les cantines. Pour préparer ce nouveau défi, l’association s’apprête à faire un voyage d’étude à Mouans-Sartoux, petite ville de 9 000 habitants dans les Alpes-Maritimes qui fournit de cette façon un millier de repas par jour à destination des cantines et des personnes âgées.

Dans le Maine-et-Loire, non loin d’Angers, le SRAAS (Semailles et ravitaillement alimentaire autonome et solidaire) a lui aussi été saisi par une dynamique à la faveur de la crise. « En montrant concrètement que l’approvisionnement des supermarchés pouvait brusquement s’arrêter, le confinement a précipité nos projets », explique un membre du collectif dont l’action démarre tout juste.

Le groupe a récupéré sur la commune de Chemillé-en-Anjou des terrains privés que les propriétaires ne cultivaient plus. Patates, courges, haricots et tomates ont été plantés il y a deux semaines. « Le mouvement est lancé avec la mise en production, mais pour la suite – récolte, distribution –, c’est encore à construire. » D’autant que le collectif veut se tourner vers Angers pour développer la solidarité entre campagne et ville face à « un État qui ne fait rien pour préparer la suite ». « L’autonomie alimentaire ne doit pas se limiter à un petit territoire rural, estime notre interlocuteur, désireux de conserver l’anonymat. Les besoins sont énormes en ville, on le voit avec l’augmentation des bénéficiaires des Restos du cœur. »


 Maine-et-Loire, Drôme, Vendée, Loire-Atlantique, Deux-Sèvres… Tous ces collectifs sont traversés, chacun à leur manière, par les question de la résilience et de l’effondrement. Certains d’entre eux, comme le SRAAS ou Un coquelicot entre les dents, ont même participé l'an dernier à des festivals autour de ces thématiques, et sont proches des positions de Stéphane Linou, qui fut, en 2008, le premier locavore français : pendant un an, cet Audois de Castelnaudary s’est imposé un régime 100 % produits locaux. Il a renoncé au café, aux bananes, aux avocats, au chocolat… Aujourd’hui, il est revenu à un régime mixte, « 70 % local », dit-il, mais il constate combien l’épidémie que nous traversons redonne de la visibilité à son expérience.

« Je ne peux pas me réjouir de ce qui se passe, mais il faut reconnaître que cela jette une nouvelle lumière sur ce sur quoi j’alerte depuis tant d’années. On ne comprend les choses que lorsqu’on les vit dans sa chair… » Attention toutefois à « l’effet bulle », prévient-il : on part de très loin, d’un système de production agricole dépendant du pétrole, des produits phytosanitaires, des marchandises importées…

C’est aussi la mise en garde de l’ingénieure agronome Aurélie Trouvé, maître de conférences à AgroParisTech : « La dualisation est de plus en plus forte, entre une agriculture bio pour les personnes les plus aisées ou disposant d’un capital social et culturel plus élevé, et une tendance de fond, qui reste une agriculture productiviste, avec de moins en moins de paysans et de plus en plus de produits phytosanitaires. »

Cette dernière n’est pas du tout autonome ; elle est complètement dépendante des échanges internationaux. Si l’on retire le vin, la France, malgré sa place de premier pays producteur agricole au sein de l’Union européenne, est en effet un importateur net de produits alimentaires (notamment pour les fruits et légumes, les abats, la viande et les protéagineux). Mais son agriculture est aussi extrêmement dépendante… des exportations. Or ce sont elles qui ont baissé pendant la crise, comme on peut le voir dans les difficultés rencontrées par la filière du lait ; et c’est à elles que la Fnsea, syndicat majoritaire du monde agricole, s’accroche pour limiter ses pertes de parts de marché face à l’Allemagne, l’Espagne et la Pologne. Si les choses bougent à l’échelle de certains territoires ruraux, à l’échelle nationale le chemin vers la relocalisation est encore long.


Source : https://www.mediapart.fr/journal/france/240520/des-collectifs-sement-les-graines-de-l-autonomie-alimentaire?utm_source=article_offert&utm_medium=email&utm_campaign=TRANSAC&utm_content=&utm_term=&xtor=EPR-1013-%5Barticle-offert%5D&M_BT=2484596566


vendredi 24 juillet 2020

CONFERENCE SAUVONS NOS TERRES 84 AVIGNON

A Prades, dans les Pyrénées Orientales, nous avons réussi à sauver 30 ha de bonnes terres agricoles irriguées grâce à la lutte du Collectif Els Brulls Terres Agricoles, CEBTA.
Le projet a été stoppé et nous espérons qu'un Plan Alimentaire Territorial sera mis en place rapidement...

Ce qui suit est une conférence concernant le département du Vaucluse.

Elle met en évidence les luttes nombreuses contre l'artificialisation des terres agricoles ou des forêts...




CONFERENCE SAUVONS NOS TERRES 84 AVIGNON


20 mars 2020
Bonjour, à toutes et à tous, 
Voici la vidéo de la conférence de presse, organisée par sauvons nos terres 84, qui s'est tenue en Avignon le 28 février 2020. 
Diffusez-la, et partagez-la, aucun droit d'auteur ne vous l’empêche.
Ci-joint le lien de notre pétition, que vous pouvez aussi signer, et partager : https://www.mesopinions.com/petition/... 
Ainsi que notre page Facebook, pour nous suivre…
Bon visionnage, 
Jacky : Pour le collectif Sauvons nos terres 84 
sauvonsnosterres84@ecomail.fr 
Réalisation Saumane Images https://www.saumaneimages.com/

Source : https://www.youtube.com/watch?time_continue=514&v=KcHrwh1QzRE&feature=emb_logo


___________________________________________

Une nouvelle ZAC à Cavaillon : 

le collectif Sauvons nos terres 84 dit non à ce projet écocide ! 

 

        SAUVONS LES TERRES AGRICOLES 

DE CAVAILLON 

 

Mise à jour du 23 juillet 2020 :


Bonjour à toutes et à tous,

Vous avez été nombreux et réactifs, particuliers et associations, lors de notre campagne de dons pour nous aider à financer le recours contentieux au T.A. contre la DUP de la ZAC des Hauts Banquets ce qui va permettre de rémunérer notre avocat.

Le premier objectif de 3500€ est atteint, au nom du collectif « sauvons nos terres 84 » nous vous en remercions vivement.

Cela dit, et après concertation entre notre avocat et le collectif SNT84, il s’avère qu’un second recours contentieux contre le Plan de Prévention du Risque Inondation Durance (PPRI) à Cavaillon est envisageable, c’est pour cela que nous continuons à faire appel à votre financement citoyen.

En effet le PPRI Durance a été modifié en 2019 et ouvre à une urbanisation potentielle supplémentaire de 100 hectares situés non loin de la Durance. Notre prochain objectif est d'atteindre 1500€ de plus soit un nouveau montant de 5000 euros, pour couvrir les frais de ce deuxième recours devant le juge administratif.  (Honoraires de l'avocat et autres frais de procédure)

Au sein du collectif SNT84, et sur les conseils de notre avocat, nous avons opté pour des actions ciblées une fois que leur financement est assuré.

Vous serez donc informés par des mises à jour si nous  envisageons d'autres recours légaux.

 Merci pour votre soutien moral et financier en cette période compliquée et décisive.

Très cordialement,
Le Collectif Sauvons nos terres 84

___________________________________

Cavaillon a décidé d'implanter une zone d'activité économique dans la plaine agricole au sud de la ville de 120ha environ (150 terrains de football)

 Dans un premier temps, le projet nommé « Natura' Lub » prévoit une surface de 45 ha  avec la réalisation de la ZAC* à vocation économique des Hauts Banquets sur la commune de Cavaillon (84)

*Zone d’aménagement concerté

Cavaillon a perdu ses melons !

 Ces terres alluvionnaires, irriguées par un réseau d'arrosage gravitaire, sont d'une qualité remarquable, leur destruction priverait la commune d'une capacité de production susceptible d'alimenter la quasi-totalité de la population de la ville en fruits et légumes.
Ces milieux sont aussi un refuge précieux pour la biodiversité, forcée de reculer partout face au « progrès ».

Le Vaucluse a perdu 20.000 ha de terres agricoles entre 1988 et 2010, 7500 emplois directs, 23000 emplois induits, 4500 fermes.

Cavaillon dit vouloir créer une dynamique économique et sociale !

 Les promoteurs du projet justifient leur initiative par l'emploi. Selon eux, 1600 postes pourraient être créés dans la ZAC des Hauts Banquets, principalement dans la logistique.
En réalité, impossible de savoir quelles entreprises s'installeraient.

Ils vantent la prépondérance de Cavaillon dans l'agroalimentaire, énumèrent les acteurs de la filière, grossistes, détaillants, transformateurs, transporteurs, mais oublient les paysans !

Cavaillon ne doit surtout pas construire cette ZAC !

 -La biodiversité a besoin de milieux qui lui permettent de prospérer. Les études scientifiques attirent l'attention sur la disparition du monde sauvage. La Terre n'est pas un tas de ressources à notre disposition. Adieu hirondelles, papillons, cyprès, boutons d'or, vers de terre...

-Le changement climatique ne s'arrangera pas avec la circulation de centaines de camions par jour, avec le bétonnage de terres agricoles qui stockent du carbone. Près de 50.000 morts en France chaque année à cause de la pollution de l'air !

-Cavaillon est une ville très artificialisée qui regorge de foncier bâti inutilisé. Le plan d'urbanisme poursuit la politique désastreuse des trente dernières années et prévoit le bétonnage de 170 ha.

-La souveraineté alimentaire est une nécessité au vu des bouleversements écologiques qui s'annoncent. L'agriculture industrielle et les approvisionnements lointains cesseront d'exister avec la fin des énergies fossiles. L'épidémie du coronavirus nous rappelle combien notre société fragile nous expose à la pénurie et aux désastres sanitaires. Gardons notre potentiel agricole.

Nous avons besoin de vous !

Les associations Foll'Avoine, AVEC, SOS Durance Vivante, L’Étang Nouveau, le syndicat agricole La Confédération Paysanne de Vaucluse, tous membres du collectif Sauvons nos terres 84, vont contester la déclaration d'utilité publique du projet d’aménagement de la ZAC au tribunal administratif et font appel à un avocat spécialisé.

Les frais de procédure sont estimés à 3500€.

Sauvons nos terres 84 milite pour la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers en Vaucluse qui consomme 500 ha par an, environ 3000 ha sont en danger actuellement.



Le collectif Sauvons terres 84 vous remercie d'avance pour votre contribution.




dimanche 8 mars 2020

Prades : « La terre, c’est nos oignons ! » pour préserver les terres agricoles


Sur la communauté de communes Conflent Canigó, l’emprise de l’urbanisation, aux dépens des terres agricoles, a été multipliée par trois entre 1950 et 2010. Selon les derniers recensements disponibles, la communauté de communes a perdu 30 % de ses fermes entre 2000 et 2010. L’artificialisation des terres constitue, avec les modalités de transmission des fermes, un des principaux obstacles à l’installation de nouveaux producteurs.

Face à ce constat et parce que ses membres sont convaincus que la question agricole les concerne en tant que citoyens, l’association La terre, c’est nos oignons ! s’est créée sur le territoire de la communauté de communes Conflent Canigó pour la préservation et valorisation des terres agricoles du secteur. Elle est complémentaire et solidaire du collectif citoyen Cebta (Collectif Els Brulls terres agricoles) constitué autour de la préservation des terres agricoles des Brulls à Prades.

La terre, c’est nos oignons ! a pour intention de s’engager dans la lutte contre les projets de bétonnage des terres agricoles avec pour principal objectif la préservation et valorisation des terres fertiles et nourricières menacées par l’urbanisation (notamment dans le cadre de l’élaboration du Plui Conflent Canigó).

Etienne Claverie (L'Indépendant, le 19 novembre 2018)

Pour se retrouver dans l’action, contacter laterrecestnosoignons@riseup.net



Source : http://66.pcf.fr/109211